L’euthanasie en Belgique

jeudi 16 février 2012
par  André Boucq
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L’euthanasie

L’évolution de la médecine, l’augmentation de l’espérance de vie ou encore la persistance de certaines maladies incurables soulèvent plusieurs questions liées à l’éthique de la fin de la vie. Depuis 2002, l’euthanasie est autorisée en Belgique ; Fiftytoo fait le point. . L’euthanasie en Belgique

L’euthanasie, ou "l’acte, pratiqué par un tiers, qui met intentionnellement fin à la vie d’une personne à la demande de celle-ci", a pendant plusieurs années, été cœur des discussions politiques belges, pour être finalement dépénalisée en 2002.

Mais si l’euthanasie est autorisée, elle ne l’est qu’à certaines conditions très strictes. Celles-ci concernent le patient, le médecin, et la procédure à respecter.

Le patient

Le patient doit être majeur (ou mineur émancipé), capable et conscient au moment de sa demande. La demande, qui ne peut résulter d’une pression extérieure, doit être formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée.

Il doit se trouver dans une situation médicale sans issue. Sa souffrance physique et/ou psychique doit être constante, insupportable et ne peut être apaisée. Cette souffrance doit résulter d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable.

Le médecin

Aucun médecin ne peut être obligé à pratiquer une euthanasie. Le médecin acceptant de la pratiquer devra cependant suivre une procédure très stricte, et ce à plusieurs niveaux.

Information :

Le médecin devra informer son patient de son état de santé et de son espérance de vie et évoquer avec lui toutes les possibilités thérapeutiques. Il devra arriver avec le patient à la conviction qu’il n’y a aucune autre solution raisonnable dans sa situation.

Respect de la loi :

Le médecin devra vérifier que le patient entre dans les conditions énoncées par la loi. Il devra également s’assurer de la persistance de sa souffrance et sa volonté répétée.

Consultation :

Le médecin devra consulter un autre médecin quant au caractère caractère grave et incurable de l’affection. Dans la mesure (temporelle) du possible, il sera tenu de consulter un deuxième médecin quant au caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance et au caractère volontaire, réfléchi et répété de la demande.

Timing :

Le médecin devra respecter un délai minimum d’un mois entre la demande écrite du patient et l’euthanasie.

Famille et proches :

Le médecin s’entretiendra avec les proches du patient si celui-ci le souhaite. Il devra également s’entretenir le cas échéant de la demande avec l’équipe soignante en contact régulier avec le patient.

Enfin, le médecin devra s’assurer que le patient a eu l’occasion de s’entretenir avec les personnes qu’il souhaitait rencontrer.

Après l’euthanasie, le médecin devra remettre un rapport à la "Commission fédérale de contrôle et d’évaluation". Celle-ci vérifiera que la législation a bien été respectée. En cas d’irrégularité, le médecin pourrait voir sa responsabilité engagée, et être traduit devant la justice.

Déclaration de volonté

Le patient qui entre dans les conditions légales peut en faire un demande expresse. Celle-ci devra être datée et signée.

Par ailleurs, il est possible de faire une déclaration avant même que la situation ne se présente. On parle alors de "déclaration anticipée".

Pour ce faire, il lui suffit :

d’être capable d’exprimer sa volonté ; de compléter un formulaire-type en présence de 2 témoins majeurs (Attention : au moins l’un d’entre eux ne peut avoir aucun intérêt matériel au décès) de confirmer cette demande moins de cinq ans avant le début de l’impossibilité pour le patient de manifester sa volonté.

Il est possible de retirer ou adapter sa déclaration anticipée à tout moment.



Commentaires

Logo de rené
samedi 18 février 2012 à 17h05, par  rené

En arriver la quel honte de nos jours pauvre et la médecine , riche et criminel et le gouvernement
ouvré la porte a la thérapie par cellule souches

Brûlé la décision des églises

2012 L’euthanasie oblige par manque d incompétence médical