La progression fatale de la SLA inversée par injection de cellules souche
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En mai dernier, les médecins ont posé sur Ted Harada, âgé de 39 ans, le diagnostic de la SLA. Il s’agit d’un des pires diagnostics que l’on puisse recevoir.
Ted Harada et ses médecins s’attendaient à ce qu’aujourd’hui sa santé se soit déjà fortement dégradée.
Mais grâce à un traitement expérimental utilisant des cellules souches, il a pu abandonner sa canne et recommencer à jouer dans la piscine avec ses trois enfants.
« A présent, chaque jour est positif pour moi. », a confie Harada. « Apres mon traitement, j’ai fait de grands bonds en avant et... je continue de progresser. »
Généralement, la SLA entraine le décès du patient en moins de trois ans, après qu’il ait petit à petit perdu ses capacités à bouger, à parler et a respirer. Cette horrible nouvelle, Harada l’a reçue alors qu’il avait perdu toute force dans sa jambe gauche et qu’il était à bout de souffle après avoir monte quelques marches ou encore être allé jusqu’à la boite aux lettres. Ses mains ne parvenaient plus à ouvrir une fermeture à glissière.
Son neurologue lui parle alors d’une expérience à la Emory University, pour laquelle les scientifiques recherchaient des patients atteints de SLA prêts à tester un traitement utilisant des cellules souches.
Les chirurgiens ont expliqué a Harada que l’injection de cellules souches dans sa moelle épinière ne l’aiderait sans doute pas personnellement et pourrait même lui être néfaste. Mais que l’étude devrait normalement aider les scientifiques à trouver un traitement efficace par la suite.
Harada n’avait rien à perdre et n’attendait rien non plus lorsqu’il devint le sujet de l’étude numéro 11. Il subit l’opération le 9 mars.
C’est très émouvant d’entendre Harada parler de son rétablissement, il sait qu’il peut être temporaire.
« J’ai toujours été le genre de père qui joue avec ses enfants et les chatouille pour les faire rire et, je ne pouvais plus le faire. »Raconte Harada.
« Suite à ce traitement, lorsque nous allons dans la piscine, je peux jouer a Marco Polo avec eux. »
Les chirurgiens d’Emory ont injecté à Harada un million de cellules souches neutres en 10 endroits de la moelle épinière.
Les patients précédents avaient reçu des doses inferieures. En effet, la quantité de cellules souches a été progressivement augmentée au fur et a mesure de l’évolution de l’essai.
Toutes les cellules provenaient d’un seul fœtus de deux mois qui avait été avorté et donné volontairement.
En utilisant une technologie développée de Neuralstem, les scientifiques ont multiplié les cellules et en ont créé assez pour traiter tous les patients de cet essai et même davantage. « Nous avons prélevé une petite partie de la moelle épinière et isole un million de cellules souches qui, nous l’espérons, permettront de traiter des millions de patients et dans le monde entier. », a expliqué le Dr Carl Johe, chief scientific officer chez Neuralstem.
Lorsque l’étude à débuté. Par précaution, l’Administration alimentaire et médicale américaine (FDA) a obligé les chercheurs à n’injecter qu’un quart du nombre de cellules souches qu’ils avaient prévu à l’origine. Les scientifiques espéraient démontrer que l’utilisation des cellules ne comportait pas de danger.
Deux patients sur les douze sont décédés durant l’essai, l’un après une crise cardiaque et l’autre des suites de sa SLA.
Les chercheurs espéraient que la FDA les autoriserait à inclure cinq patients supplémentaires à l’essai, afin de collecter davantage de données sur la sécurité du traitement.
Neuralstem attend également l’approbation pour pouvoir débuter la première phase d’un essai qui consiste à injecter des cellules souches fœtales dans la moelle épinière de patients chroniques.
Des centres de cellules souches non réglementés tels que celui soutenu par le candidat républicain à la présidence Rick Perry affirment qu’ils peuvent traiter la SLA et toutes les autres maladies imaginables. Mais ils ne sont pas passes par toute la méthodologie méticuleuse nécessaire à l’organisation d’un essai clinique humain approuvé par la FDA, qui exige de disposer de nombreuses données afin d’assurer la sécurité et éventuellement de prouver l’efficacité du traitement. Seul ce type d’essais peut aider à convaincre les compagnies d’assurance de couvrir les traitements.
N’oublions pas que de nombeux centres non reglementes font payer des dizaines de milliers de dollars pour leurs traitements.
« Nous suivons les procédures de la FDA, qui sont extrêmement lentes, car c’est une obligation legale. », declare Johe.
Etat actuel de la situation :
la version originale de l’article indique que les chercheurs d’Emory et de Neuralstem attendent l’approbation de la FDA pour la deuxième phase des essais cliniques (effectuer les tests sur cinq patients supplémentaires). Mais à présent, ils attendent l’approbation pour pouvoir inclure six patients supplémentaires a la phase de l’essai clinique. Traduction : celinemaes.translations@gmail.com Notre source ALS liga, merci André Boucq

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